access_time Publié 12.10.2016

Réprimande confraternelle

Bernhard Gurtner

Anamnestique

Réprimande confraternelle

12.10.2016

Ecouter ne signifie pas approuver

La situation est toujours délicate lorsque des patients se plaignent, lors de l’entretien anamnestique, des expériences qu’ils ont eues avec d’autres médecins ou hôpitaux. Il est souvent impossible de savoir si ces reproches sont fondés. Même si des erreurs ou des négligences ont manifestement eu lieu, nous ne pouvons acquiescer aux propos du patient sans connaître précisément les circonstances, ce qui nous rend toutefois suspect de vouloir ménager les confrères.

Le plus souvent, il est utile d’écouter avec attention sans émettre de commentaires et de se montrer compréhensif envers les frustrations subies. Si la complainte s’éternise, vous pouvez poliment demander au patient d’omettre les détails non vérifiables. Vous pouvez éventuellement proposer de prendre contact avec les parties prenantes concernées.

En approuvant les réprimandes de patients à l’encontre de confrères ou en commentant d’un ton moqueur des rapports médicaux, vous pouvez certes tout d’abord marquer des points auprès des patients, mais il faut vous attendre à ce que vos remarques soient déformées, puis ébruitées. Il ne faut alors pas s’étonner d’être soi-même qualifié de médecin pas tout à fait digne de confiance.

 

Crédit photo: © Glenda Powers | Dreamstime.com

Bernhard Gurtner

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